Villa Trinita
Equipe
Maîtrise d’ouvrage
Lieu
Programme
Calendrier
Surface
En(-)quête paysage
Particulier
Sassari, Sardaigne, IT
Restauration du jardin d’une villa de vacances
En cours
1 500 m2
Située dans l’archipel de La Maddalena, entre Corse et Sardaigne, le site s’inscrit dans un territoire méditerranéen marqué par un climat exigeant : vents fréquents, étés chauds et secs, hivers doux. Le site, établi sur un coteau au cœur d’un maquis dense, témoigne d’un usage ancien lié au pastoralisme. À l’abri d’une cuvette protégée des vents, le terrain servait autrefois d’enclos pour le petit bétail, structuré autour d’un puits central recueillant les eaux de ruissellement. La présence abondante de cannes de Provence, espèce invasive et hydrophile, confirme la richesse en eau de ce sol.
Aujourd’hui, la villa occupe un jardin ceinturé en partie par de hauts murs de pierre sèche, héritage précieux du savoir-faire local et élément majeur du patrimoine bâti. Témoins d’une histoire mouvementée, la maison et ses murs ont traversé plusieurs époques : de l’abri pastoral à l’équipement militaire lors de la présence américaine dans les années 1970, jusqu’à la restauration actuelle menée par un architecte suisse, soucieux de restituer les qualités architecturales originelles de la bâtisse.
Dans ce jardin, les espèces végétales du maquis (Juniperus phoenicea, Phillyrea angustifolia, Pistacia lentiscus, Acacia salicina, Opuntia ficus-indica, Agave americana) survivent au fil des saisons. Le manque d’entretien au cours des dernières années a entraîné une végétation vieillissante, clairsemée et parfois déstructurée, particulièrement vulnérable aux tempêtes hivernales.
Le projet vise à établir des mesures concrètes pour préserver et valoriser le patrimoine bâti et végétal :
– sauvegarde et gestion du patrimoine arboré, plantation d’arbres-relai ;
– mise en valeur des murs de pierre sèche et des affleurements de granit rose ;
– enrichissement végétal par de nouvelles plantations adaptées, pour densifier, structurer et créer des ambiances paysagères singulières ;
– maîtrise de la canne de Provence pour en réduire l’emprise.
La démarche adoptée repose sur une lecture fine du site et de ses héritages et sur la manière dont un projet paysager peut conduire à une conservation et à une mise en valeur.
Vue sur la villa et la terrasse principale (existant)
Vue sur les affleurements et sur la silhouette singulière d’un Pistacia lentiscus (existant)
Vue sur la deuxième terrasse de la villa ; à droite, l’emplacement de l’ancien puits (existant)
Vue sur le mur en pierre sèche de granit blanc-rose, précieux héritage de ce jardin (existant)
Vue la partie secondaire du jardin (existant)
