Entre les murs, quartier des Pâquis
Equipe
Lieu
Programme
Calendrier
Amaury Carlier, HEPIA
Quartier des Pâquis, Genève, GE
Image directrice espaces publics (Bachelor HES, hepia)
2021
Le quartier des Pâquis, au cœur de Genève, est cosmopolite, animé et contrasté. Lieu de diversité sociale et culturelle, il vibre de jour comme de nuit, entre dynamisme, mixité et parfois tensions quotidiennes.
Au cours de l’arpentage, l’intuition conduit à découvrir des espaces oubliés de l’urbain : les cœurs d’îlots, cours et passages, souvent utilisés comme lieux de débarras, de stationnement ou de stockage, ils sont les coulisses des Pâquis.
Le projet trouve sa complexité dans le rapport de ces pièces urbaines à la rue. L’enjeu est que ces espaces oubliés, identifiés à des poches urbaines, ramènent de la vie et impulsent une dynamique au sein du quartier : ils apportent du mouvement dans les endroits éteints ou, au contraire, marquent un ralentissement.
Dans ce sens, un programme est développé pour trois secteurs. Il repose sur une connaissance fine des lieux afin d’agir avec et pour le site et ses riverains. Cette approche permet de saisir les grandes composantes sociales, spatiales, patrimoniales, végétales et techniques, puis de les mettre en scène dans les aménagements.
Le projet s’attache aussi à la notion de devenir de la matière du site. Il propose un processus de recyclage urbain inscrit dans un cycle fermé : les matériaux issus des démolitions deviennent ressource pour construire.
La stratégie végétale, contrainte par la qualité des sols, s’appuie sur les dynamiques spontanées des friches urbaines et sur des espèces rudérales, capables de prospérer dans des milieux pauvres.
Les aménagements ne sont pas figés (projet fini) mais pensés pour évoluer avec l’usage et l’appropriation par les habitants. Les espaces réservés aux plantations deviennent des « espaces de possibles », où initiatives collectives, semis fleuris et végétation spontanée cohabitent. De petites actions cumulées suffisent à transformer l’espace.
Ramener la vie dans ces lieux oubliés, c’est aussi renforcer la dimension sociale du quartier. La présence humaine dans l’espace public devient la meilleure réponse au sentiment d’insécurité.
